- Pour qui ?
- Responsables exploitation, exploitants, DSI et référents TMS
- Question traitée
- Étudier et cadrer le transfert opérationnel des commandes entre les portails chargeurs et le TMS.
À retenir
- Un portail couvert est un flux qualifié et testé, pas un nom ajouté à une liste de compatibilité.
- La cartographie doit distinguer commandes, modifications, statuts et pièces, car ils ne suivent pas nécessairement le même chemin.
- API, échange de fichiers et interaction avec une interface sont des modalités complémentaires à choisir selon l’action et le contrôle attendus.
- Un identifiant externe doit être relié à l’identifiant TMS avant toute création ou mise à jour afin de limiter doublons et divergences.
- Une session expirée, un écran modifié ou un résultat incertain doit interrompre le scénario et déclencher une reprise contrôlée.
Commencer par le flux, pas par le nom du portail
Deux portails peuvent exposer des fonctions différentes ; un même portail peut aussi servir à recevoir une commande, télécharger une pièce, confirmer un créneau ou déclarer un statut. Dire qu’un portail est « connecté » ne précise donc ni ce qui est lu, ni ce qui peut être écrit, ni comment le résultat est contrôlé.
Le cadrage utile se fait par objet et par action. Pour chaque flux, l’équipe identifie le système qui fait foi, l’événement déclencheur, les références disponibles, les droits accordés et l’état attendu dans le TMS. Cette carte permet de séparer ce qui peut être traité de ce qui doit rester en observation ou revenir à l’exploitation.
- commandes nouvelles et versions corrigées ;
- modifications, annulations et confirmations ;
- créneaux, contraintes et statuts opérationnels ;
- documents à télécharger ou à rattacher ;
- accusés, références et preuves de prise en compte.
La matrice à remplir pour chaque portail et chaque objet
La matrice suivante est un exemple fictif de cadrage. Chaque ligne représente un flux distinct à vérifier avec l’exploitant du portail et l’équipe responsable du TMS ; elle ne décrit pas des intégrations déjà déployées.
Une ligne n’est exploitable que si ses termes sont testables. « Accéder au portail » est trop vague ; « lire une nouvelle commande, retrouver sa référence dans le TMS et contrôler les cinq champs définis » donne un périmètre observable. La matrice doit également nommer le propriétaire du contrôle et la conduite à tenir lorsque l’identifiant manque.
| Source | Objet | Identifiant | Mode d’accès | Action autorisée | Contrôle |
|---|---|---|---|---|---|
| Exemple fictif — portail A | Commande nouvelle | Référence chargeur + version | API documentée | Lire la commande, puis préparer la création TMS | Rechercher la référence externe dans le TMS et relire les champs structurants |
| Exemple fictif — portail A | Modification de créneau | Référence chargeur + identifiant TMS | API et notification | Préparer ou appliquer la modification selon la règle validée | Comparer ancien créneau, nouveau créneau et état réellement enregistré |
| Exemple fictif — portail B | Lot de commandes | Référence de ligne + identifiant de fichier | Fichier déposé dans un espace autorisé | Importer uniquement les lignes valides | Rapprocher le rapport d’import, les rejets et les ordres créés |
| Exemple fictif — portail C | Commande et pièce jointe | Référence portail + empreinte du document | Interaction autorisée avec l’interface | Télécharger la pièce et préparer la saisie | Rouvrir le dossier cible, vérifier la référence et la présence de la pièce |
| Exemple fictif — portail C | Statut de confirmation | Référence portail + horodatage | Export fichier ou écran autorisé | Lire le statut sans le modifier | Comparer le statut observé à la dernière version connue et signaler la divergence |
Combiner API, fichiers et interface selon le besoin réel
Une API est utile lorsqu’elle expose l’objet, l’action et le retour nécessaires avec des droits adaptés. Un fichier convient à des lots structurés et à un traitement différé si les versions, rejets et accusés sont maîtrisés. Une interaction autorisée avec l’interface peut couvrir une fonction disponible seulement à l’écran, à condition que le parcours, la session et la vérification soient qualifiés. Aucune de ces modalités n’est automatiquement supérieure pour tous les flux.
Un même workflow peut les combiner : une notification signale une nouvelle commande, une API fournit les données, un fichier contient les pièces et une interface permet de vérifier un état non exposé ailleurs. L’architecture doit suivre la source de vérité et le niveau de risque, plutôt que forcer tous les événements dans un canal unique.
- 01Lire
Choisir l’accès qui fournit la donnée utile avec sa référence et sa version.
- 02Décider
Appliquer seulement les règles et autorisations validées pour cet objet.
- 03Agir
Créer ou mettre à jour le TMS par la voie prévue pour cette action.
- 04Vérifier
Relire l’état qui fait foi et conserver la preuve du résultat.
- 05Transmettre
Retourner les cas ambigus, interdits ou invérifiables avec leur contexte.
Éviter doublons et divergences de statuts
Le risque principal n’est pas seulement une erreur de champ. Une même commande peut être visible dans un export puis dans l’interface, renvoyée dans un second lot ou modifiée après sa première lecture. Sans clé de rattachement et historique de version, une reprise peut créer deux ordres TMS ou écraser une information plus récente.
Avant toute création, le workflow recherche l’identifiant externe et les clés secondaires autorisées dans le TMS. Avant une mise à jour, il compare la version source à la dernière version traitée et à l’état courant. Une ressemblance de trajet, de date ou de client peut aider à proposer un rapprochement, mais elle ne suffit pas à fusionner silencieusement deux transports.
| Situation observée | Décision sûre | Contrôle attendu |
|---|---|---|
| Même identifiant et même version déjà traités | Ne pas recréer ; classer l’événement comme déjà pris en compte | Retrouver l’ordre TMS et vérifier les champs critiques |
| Même identifiant, version plus récente | Comparer les changements et appliquer la règle de modification | Conserver les valeurs avant/après et relire le nouvel état |
| Identifiant absent mais dossier ressemblant | Suspendre la création ou proposer des dossiers candidats | Faire valider le rattachement avant toute écriture sensible |
| Statuts portail et TMS contradictoires | Appliquer la règle de priorité si elle existe, sinon transmettre | Présenter les deux sources, leurs dates et la dernière action vérifiée |
Prévoir les sessions, les changements et la reprise avant le déploiement
Les accès aux portails évoluent : session expirée, authentification renforcée, droit retiré, libellé modifié, écran réorganisé ou format de fichier changé. Ces événements ne doivent pas être interprétés comme une commande absente ni contournés. Le scénario s’arrête dès qu’il ne reconnaît plus les conditions validées ou qu’il ne peut pas prouver le résultat.
La reprise commence par déterminer si une action a déjà été exécutée. Le workflow relit le portail et le TMS à partir des identifiants connus, puis classe le cas : aucune action constatée, action réussie, résultat partiel ou état indéterminé. Seul le premier cas autorise une nouvelle tentative automatique si la règle le prévoit. Les autres nécessitent une correction encadrée ou une décision humaine pour éviter une double création.
Dans un périmètre qualifié, Vigilo peut relier l’événement du portail au dossier transport, appliquer les règles autorisées, préparer ou exécuter l’action prévue puis en contrôler le résultat. Le déploiement reste spécifique aux sources, objets, identifiants, accès et responsabilités de l’entreprise : il ne constitue pas une promesse de compatibilité instantanée avec un portail ou un TMS donné.
- tester l’expiration et le renouvellement normal de session sans contourner les protections ;
- détecter un écran, un champ, un format ou un droit qui ne correspond plus à la version validée ;
- conserver le dernier point confirmé et les identifiants déjà obtenus ;
- relire les deux systèmes avant toute nouvelle tentative ;
- versionner la cartographie et suspendre le seul flux affecté ;
- transmettre à l’équipe la source, l’action tentée, l’état observé et la décision attendue.
Questions fréquentes
Réponses directes
Faut-il une API pour automatiser un portail chargeur ?
Non. Une API, un échange de fichiers ou une interaction autorisée avec l’interface peuvent convenir selon la fonction disponible, les droits, le volume et le contrôle attendu. Plusieurs modalités peuvent être combinées dans un même workflow.
Comment éviter de créer deux fois la même commande dans le TMS ?
Il faut conserver l’identifiant du portail et sa version, rechercher cet identifiant avant la création, puis relire le TMS après l’action. Si l’identifiant manque ou si plusieurs dossiers correspondent, le rapprochement doit être validé avant l’écriture.
Que se passe-t-il si la session expire ou si le portail change ?
Le scénario doit s’arrêter, signaler la condition inattendue et vérifier si une action a déjà eu lieu avant toute reprise. La cartographie ou le parcours concerné est ensuite testé et versionné avant réactivation.
Sources et méthode
Cette ressource décrit la méthode produit Axonovia à partir de workflows transport. Les exemples sont illustratifs et ne constituent ni une promesse de performance ni une règle contractuelle universelle.
Relecture produit : Équipe Axonovia · prochaine revue recommandée avant le 31 août 2027 ou lors d’une évolution matérielle du périmètre.